Isaparis75

Sous le Ciel de Paris, par Isabelle Esling

  • Archives:

  • Catégories

23
sept 2014
Escapade parisienne
Posté dans livre par isaparis75 à 8:15 | Pas de réponses »

Escapade parisienne

rue daguerre 1

 

Qui n’a pas rêvé, un matin, de laisser tomber ses obligations professionnelles pour une belle flânerie au cœur de Paris? Gilles a osé franchir ce pas, un matin.

C’était le matin et j’étais d’humeur guillerette. Un vent de liberté soufflait dans les rues de Paris et je décidai de flâner au gré de mes envies. J’avais fait un pied de nez à mon employeur en me déclarant malade, moyennant une petite visite chez mon médecin traitant et prétextant un mal de gorge.

Trois jours m avaient été accordés et j’étais bien décidé à en profiter au maximum. 3 jours, le temps de permettre à mon corps et à mon esprit de se refaire une petite santé.
J’avais également simulé un peu de fatigue, et voilà, le tour était joué.

J’étais libre et j’aimais ça.

Mon évasion était avant tout mentale. Je créais un espace, dans lequel tout devenait possible.

Me voici donc à Bir Hakeim, en ce beau matin de septembre. Je fais un petit clin d’œil à ma vieille compagne de toujours, Dame Tour Eiffel.

Je m’arrête quelques secondes pour regarder la Seine, son éternelle compagne. Les rayons du soleil lui donnent une telle brillance qu’on la croirait parée de diamants. L observée est toujours splendide au regard de l’observateur attentif.

Comme j’aimerais être le passager de l’un de ces bateaux qui naviguent sur la Seine !

L’eau a toujours été un de mes éléments préférés. Elle est liée au bonheur, aux vacances et à ma liberté chérie.

Alors que je continue tranquillement ma route, j’observe tous ces gens, touristes bruyants aux vêtements multicolores et passants presses se rendant à leur lieu de travail. Je me plais, l’espace d’un instant, à imaginer leur vies et leurs pensées, en décryptant l’expression de leur visage.

Pas de métro, ce matin ! Pas question de prendre le métro ce matin et d en supporter les odeurs pestilentielles. Je marcherai et me délecterai des façades parisiennes. Je m’arrêterai et je prendrai note du nom des merveilleux architectes qui ont façonné le Paris d’aujourd’hui. J admirerai les motifs subtils qu’ils ont taillé dans les pierres.

Je ressens une profonde joie intérieure et je me loue d’avoir réservé ce temps pour moi.  Mes pas me guident vers Montparnasse et je finis par marquer une petite pause à Mouton Duvernet. Je m’installe tranquillement à une terrasse. Nonchalamment affale sur ma chaise, je déguste le café et le petit chocolat qui l’accompagne. Morceau par morceau, je laisse fondre le chocolat dans ma bouche tandis que le café répand son arome délectable dans mon gosier.

Je suis un amoureux de la vie et des belles choses, et bien entendu de Paris.

Je prends racine à ma terrasse. À nouveau, j’observe les passants pressés et je me surprends à philosopher : « passant, prends le temps sinon il te prend. »

Je me dis qu’il y a du vrai dans la phrase que je viens tout juste d’énoncer.

Je me plonge dans une méditation contemplative des arbres environnant, en notant la symphonie de couleurs qui illustre le feuillage des arbres et j’écoute la musique du vent qui susurre dans les branchages, accompagnant l’orchestre des oiseaux.

En ce moment, je suis pleinement heureux et j’en ai conscience. Je me sens vivant et en harmonie avec l’univers.

Le pleur d’un nourrisson juste a cote de moi me ramène à la réalité. Je redescends de mon petit nuage et je décide de continuer ma balade jusqu’à a la légendaire rue Daguerre. Je suis un passant anonyme au milieu de la foule qui se bouscule et se presse pour acheter ses fruits, ses légumes, son poulet rôti et ses poissons.

Je me fonds dans cette masse qui me bouscule sans aucun ménagement.

Tout à coup, mes yeux se portent sur la chevelure flamboyante d’une jeune femme. Ses cheveux de feu semblent prendre toute la place dans mon esprit. J’admire cette déesse si bien proportionnée, à la robe bleue turquoise.

Je la bouscule intentionnellement, la demoiselle perd l’équilibre et je la rattrape adroitement. Elle n’a pas vu ma manœuvre, et s’excuse, confuse de se retrouver ainsi projetée dans mes bras.

Je lui souris et l’invite à boire un café…je ne pensais pas qu’elle accepterait, mais elle acquiesce.

Je me félicite de mon audace.

«  Belle comme vous l’êtes, votre nom doit avoir des accents célestes, belle demoiselle », lui dis-je visiblement sous le charme de cette merveilleuse rencontre du destin.

«  Vous avez deviné mon prénom. Je m’appelle Céleste.

«  Envoyée du Ciel. Décidément, c’est mon jour de chance ! »

Céleste et moi sympathisons autour de ce petit café amical. Nous échangeons nos numéros. Nous nous reverrons, c’est sûr.

Céleste se lève et prend congé. Elle me prend la main et me dit : «  à bientôt, on se rappelle. »

Je suis plutôt content de ma journée.

Je décide alors de m’offrir une séance au cinéma.

On y passe Lucy. Je m’attends à un film grandiose, mais je suis extrêmement déçu par le navet pseudo scientifique qui se déroule sous mes yeux, et je décide de m’échapper de la salle, discrètement, avant la fin du film.

Je passe par Duroc, puis je bifurque vers les Invalides. Je m’arrêterai rue Clerc pour m’acheter quelques fruits frais, j’ai oublié de le faire rue Daguerre.

Après bien des détours, je finis par rentrer chez moi. Je m’allonge sur mon lit, en ruminant les épisodes de cette journée bien remplie. Le téléphone sonne. Céleste est au bout du fil. Elle m’invite à déjeuner dimanche prochain.

Copyright© by Isabelle Esling

 

Aimez-vous Paname ? Sous le Ciel de Paris, mon roman, qui met en scène des personnages de tous âges et de toutes catégories socio-professionnelles est disponible sur Delizon.fr

//

//


Fil RSS 2.0. Vous pouvez laisser une réponse.

Laisser un commentaire

Le Marginal Magnifique |
Uneviedemots |
Quartlivre |
Unblog.fr | Créer un blog | Annuaire | Signaler un abus | La page de Taquilée
| margotlivre
| Couleurplume