Isaparis75

Sous le Ciel de Paris, par Isabelle Esling

2
nov 2015
Posté dans livre par isaparis75 à 11:51 | Pas de réponses »

rue brézin

 

Plus discrète que la rue Daguerre, au coeur du quartier Mouton Duvernet, dans le 14 ème arrondissement, la rue Brézin n’en est pas moins un agréable « village parisien ». Lorsque l’automne vient à paraître, la place Jacques Demy conjugue une panoplie de couleurs partant du vert pâle, bleuté en passant par un jaune vif-ocre pour terminer sur des notes rouge-vif. C’est ainsi que sont parées les chevelures des arbres qui la bordent.

Même lorsque le temps n’est pas clément , la lumière jaillit des façades d’immeubles, peintes soit en blanc, soit en beige.

 

Ce qui fait le charme de la rue Brézin, ce sont ses petites boutiques en tous genres: vêtements dégriffés, magasins bios, marchands de fruits et légumes, plantes en tous genres…sans oublier le petit marché du mardi et du vendredi matin qui donne beaucoup de dynamisme à ce quartier.

La rue Brézin n’a rien à voir avec le Paris anonyme où les gens se noient dans la masse. Ici, les gens se connaissent et se saluent.

Votre absence ne passera pas inaperçue suivous êtes un habitué du quartier.

 

La rue Brézin, c’est aussi l’incontournable boutique Cofféa

C’est ici que je puise mon inspiration d’écrivain.  C’est ici que je cogite, que j’écris et que je récris des textes raturés.  Le petit café du matin, stimilateur de l’intellect des écrivains, ou le thé de l’après midi, me sont gracieusement servis par Serge ou Alain. On y est toujours bien reçu et avec le sourire.

 

Si vous désirez explorer Paris, mais loin du flux des touristes, la rue Brézin est un coin idéal, où l’on se sent chez soi, au coeur de Paname

 

Copyright© by Isabelle Esling

9
nov 2014
Posté dans livre par isaparis75 à 4:37 | Pas de réponses »

L’automne est arrivé à Paname sans crier gare, comme le vent qui s’infiltre dans ce petit air d’accordéon, emportant les feuilles mortes et les vieux souvenirs d’été avec lui.

 

Passant, à quoi te sert-il d’avoir des yeux, si tu ne sais contempler la panoplie multicolore des arbres couleur feu et lumière ?

 

 

L’automne est arrivé sous le signe de la douceur.

 

Il est doux en effet pour l’écrivain et le poète de s’installer à une terrasse pour profiter des derniers rayons de soleil.

 

Les jours déclinent et les couleurs se déclinent dans une riche mosaïque au sein des parcs environnants.

 

Sur les boulevards, il y a les mines sombres et les regards hagards de ceux qui ont perdu l’étincelle.

 

Mais l’amoureux de Paname, lui, doit faire ressurgir la flamme qu’il conjugue en saveurs et couleurs automnales.

 

Il emprunte les ruelles qui sentent bon le café et les croissants du matin-et le bonheur, si palpable au bout de la plume de l’écrivain passionné, s’écrie :

 

« Paris, mon amour, si flamboyant aux couleurs du ciel d’automne, où se conjuguent simplicité et extase divine…je me délecte en ton sein et mon esprit navigue entre Seine et Tour Eiffel…Capitale eternelle qui change de visage au fil des saisons, toujours j’aimerai ton nom.

Paris sublime, ma plume te dédicace ma reconnaissance et mon amour. Combien j’aime tes habitants. »

 

 

 

 

Copyright© by Isabelle Esling

 

Paris automne 14

23
sept 2014
Posté dans livre par isaparis75 à 8:15 | Pas de réponses »

Escapade parisienne

rue daguerre 1

 

Qui n’a pas rêvé, un matin, de laisser tomber ses obligations professionnelles pour une belle flânerie au cœur de Paris? Gilles a osé franchir ce pas, un matin.

C’était le matin et j’étais d’humeur guillerette. Un vent de liberté soufflait dans les rues de Paris et je décidai de flâner au gré de mes envies. J’avais fait un pied de nez à mon employeur en me déclarant malade, moyennant une petite visite chez mon médecin traitant et prétextant un mal de gorge.

Trois jours m avaient été accordés et j’étais bien décidé à en profiter au maximum. 3 jours, le temps de permettre à mon corps et à mon esprit de se refaire une petite santé.
J’avais également simulé un peu de fatigue, et voilà, le tour était joué.

J’étais libre et j’aimais ça.

Mon évasion était avant tout mentale. Je créais un espace, dans lequel tout devenait possible.

Me voici donc à Bir Hakeim, en ce beau matin de septembre. Je fais un petit clin d’œil à ma vieille compagne de toujours, Dame Tour Eiffel.

Je m’arrête quelques secondes pour regarder la Seine, son éternelle compagne. Les rayons du soleil lui donnent une telle brillance qu’on la croirait parée de diamants. L observée est toujours splendide au regard de l’observateur attentif.

Comme j’aimerais être le passager de l’un de ces bateaux qui naviguent sur la Seine !

L’eau a toujours été un de mes éléments préférés. Elle est liée au bonheur, aux vacances et à ma liberté chérie.

Alors que je continue tranquillement ma route, j’observe tous ces gens, touristes bruyants aux vêtements multicolores et passants presses se rendant à leur lieu de travail. Je me plais, l’espace d’un instant, à imaginer leur vies et leurs pensées, en décryptant l’expression de leur visage.

Pas de métro, ce matin ! Pas question de prendre le métro ce matin et d en supporter les odeurs pestilentielles. Je marcherai et me délecterai des façades parisiennes. Je m’arrêterai et je prendrai note du nom des merveilleux architectes qui ont façonné le Paris d’aujourd’hui. J admirerai les motifs subtils qu’ils ont taillé dans les pierres.

Je ressens une profonde joie intérieure et je me loue d’avoir réservé ce temps pour moi.  Mes pas me guident vers Montparnasse et je finis par marquer une petite pause à Mouton Duvernet. Je m’installe tranquillement à une terrasse. Nonchalamment affale sur ma chaise, je déguste le café et le petit chocolat qui l’accompagne. Morceau par morceau, je laisse fondre le chocolat dans ma bouche tandis que le café répand son arome délectable dans mon gosier.

Je suis un amoureux de la vie et des belles choses, et bien entendu de Paris.

Je prends racine à ma terrasse. À nouveau, j’observe les passants pressés et je me surprends à philosopher : « passant, prends le temps sinon il te prend. »

Je me dis qu’il y a du vrai dans la phrase que je viens tout juste d’énoncer.

Je me plonge dans une méditation contemplative des arbres environnant, en notant la symphonie de couleurs qui illustre le feuillage des arbres et j’écoute la musique du vent qui susurre dans les branchages, accompagnant l’orchestre des oiseaux.

En ce moment, je suis pleinement heureux et j’en ai conscience. Je me sens vivant et en harmonie avec l’univers.

Le pleur d’un nourrisson juste a cote de moi me ramène à la réalité. Je redescends de mon petit nuage et je décide de continuer ma balade jusqu’à a la légendaire rue Daguerre. Je suis un passant anonyme au milieu de la foule qui se bouscule et se presse pour acheter ses fruits, ses légumes, son poulet rôti et ses poissons.

Je me fonds dans cette masse qui me bouscule sans aucun ménagement.

Tout à coup, mes yeux se portent sur la chevelure flamboyante d’une jeune femme. Ses cheveux de feu semblent prendre toute la place dans mon esprit. J’admire cette déesse si bien proportionnée, à la robe bleue turquoise.

Je la bouscule intentionnellement, la demoiselle perd l’équilibre et je la rattrape adroitement. Elle n’a pas vu ma manœuvre, et s’excuse, confuse de se retrouver ainsi projetée dans mes bras.

Je lui souris et l’invite à boire un café…je ne pensais pas qu’elle accepterait, mais elle acquiesce.

Je me félicite de mon audace.

«  Belle comme vous l’êtes, votre nom doit avoir des accents célestes, belle demoiselle », lui dis-je visiblement sous le charme de cette merveilleuse rencontre du destin.

«  Vous avez deviné mon prénom. Je m’appelle Céleste.

«  Envoyée du Ciel. Décidément, c’est mon jour de chance ! »

Céleste et moi sympathisons autour de ce petit café amical. Nous échangeons nos numéros. Nous nous reverrons, c’est sûr.

Céleste se lève et prend congé. Elle me prend la main et me dit : «  à bientôt, on se rappelle. »

Je suis plutôt content de ma journée.

Je décide alors de m’offrir une séance au cinéma.

On y passe Lucy. Je m’attends à un film grandiose, mais je suis extrêmement déçu par le navet pseudo scientifique qui se déroule sous mes yeux, et je décide de m’échapper de la salle, discrètement, avant la fin du film.

Je passe par Duroc, puis je bifurque vers les Invalides. Je m’arrêterai rue Clerc pour m’acheter quelques fruits frais, j’ai oublié de le faire rue Daguerre.

Après bien des détours, je finis par rentrer chez moi. Je m’allonge sur mon lit, en ruminant les épisodes de cette journée bien remplie. Le téléphone sonne. Céleste est au bout du fil. Elle m’invite à déjeuner dimanche prochain.

Copyright© by Isabelle Esling

 

Aimez-vous Paname ? Sous le Ciel de Paris, mon roman, qui met en scène des personnages de tous âges et de toutes catégories socio-professionnelles est disponible sur Delizon.fr

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20
juil 2014
Posté dans livre par isaparis75 à 5:10 | Pas de réponses »

bulles savons

 

Les mauvaises langues et les esprits mesquins disent que le bonheur n’intéresse personne. Sans doute est-il absent de leurs propres vies.

Moi, le bonheur m’intéresse. Je le choisis comme principe de vie. Lorsqu’ il se propage autour de moi, comme une spirale, aux alentours de Paname, je le capture pour vous mes chers lecteurs.

Confortablement installée à la terrasse de mon Café fétiche, le Café Daguerre, je laisse fondre mon spéculoos dans la bouche tout en savourant mon expresso.

L’heure est à la détente. Je respire profondément. Mes yeux se promènent vers le ciel, observent les masses nuageuses blanches qui se profilent à l’horizon, puis se posent sur un jeune couple, qui fait son apparition, au 6 eme étage, de l’autre cote du trottoir, sur l’avenue Leclerc.

La fenêtre, haute et très étroite, taillée dans le toit en ardoise, laisse à peine assez de place pour ce jeune couple de 25 ans environ.

La jeune fille aux cheveux châtains, longs, presse son épaule contre le rebord de la fenêtre. D’une main, elle tient son iPhone blanc, d’où elle consulte sans doute des messages. Le jeune homme fume une cigarette. Je les observe, pendant qu’ils discutent, et baissent la tête, tour à tour.

Le jeune homme a fini sa cigarette. Tout à coup il saisit sa copine par la taille et l’attire a lui. Leurs regards et leurs lèvres se rencontrent. Ce baiser me fait planer quelques instants, avant que je ne m’aperçoive que mon café est froid et que les jeunes gens viennent de se retirer dans leur appartement.

 

Je suis au parc Montsouris, je descends une allée. J’observe, au passage, des sportifs faisant leur jogging.

Je m’assieds quelques instants sur un banc. Un enfant court, à quelques mètres de moi. Il possède un récipient, et une cordelette avec un anneau.

De l’anneau, s’échappent des bulles de savon multicolores. Je les observe s’échapper gaiement, profiter de leurs quelques minutes de liberté pour prendre leur ascension avant de se désintégrer totalement dans l’atmosphère.

Ces bulles, si magiques, créations d’un instant ont pourtant suffi à faire le bonheur d’un enfant et de mes yeux.

 

A Paris, la magie est là, à chaque instant, prête à  se dévoiler. Sachez ouvrir les yeux !

 

Copyright© by Isabelle Esling

7
juil 2014

C’est les vacances : je réapprends à ne rien faire et à errer sans but, au gré de mes impulsions.

 

boulevard saint marcel

 

Paris est là pour me surprendre par ses atmosphères variées.

 

Le ciel aujourd’hui mitigé, variant entre nuages sombres et menaçants, oscillant entre blanc et gris, laissant timidement filtrer quelques rayons de soleil.

Denfert Rochereau, quartier familier, est souvent mon point de départ, ou d’arrivée, pour me poser quelques instants avant de rentrer chez moi, dans le 16 eme.

 

Aujourd’hui, j’ai décidé d’arpenter le boulevard Arago. Paname me dévoile son boulevard Saint Marcel.

 

Depuis le boulevard Saint Marcel, tellement multidirectionnel, on peut aller place d’Italie, se rendre à Montparnasse ou à Denfert ou bien encore emprunter la direction de Chatelet.

 

J’ai décidé de me poser au Canon des Gobelins afin de reposer mes jambes et laisser mes yeux se promener.

 

J’aime escalader ces beaux immeubles virtuellement, et me projeter au sommet de l’un d’entre eux, où j’aperçois une fenêtre ronde, à demi ouverte : sans doute une chambre de bonne, car en regardant la taille de la fenêtre, on devine l’exiguïté des locaux au sein desquels sans doute se repose une jeune étudiante, profitant de quelques instants de tranquillité.

 

Ou peut-être s’agit-il d’un poète en devenir, travaillant jour et nuit, dans l’espoir d’une meilleure situation.

 

J’oublie qui je suis et je deviens, l’espace d’une rêverie, lui ou elle, au gré de mon imagination.

 

Un serveur d’un certain âge vient interrompre mes divagations poétiques et prend ma commande : un petit noir, comme d’habitude.

 

Je me délecte dans cette errance solitaire et littéraire, pendant laquelle je me permets des jouer avec les mots et les impressions, dans ce décor magique qui ne cesse de m’inspirer.

 

Paris est l’amie des écrivains, c’est un fait plus que certain.

 

J’observe les passants de ce quartier cosmopolite et je me réjouis a la vue des arbres qui longent le boulevard. Un petit rayon de soleil vient juste de percer au travers de leur verte chevelure.

 

Ma pause est terminée. Je quitte le Canon des Gobelins et je longe le boulevard, observant au passage de magnifiques objets d’art indien.

 

Me voici arrivée près de la station de métro Saint Marcel. Je prendrai la ligne 5 et me laisserai emporter encore par de douces rêveries, lorsque le métro empruntera le quai de la Râpée.

 

 

Me voici enrichie d’une nouvelle balade au cœur de ce Paris si magique que je vous invite à découvrir chaque jour.

 

 

 

Copyright© by Isabelle Esling

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13
avr 2014

IMG_1909.JPG copy

 

 

Qu’elles soient longues, rectangulaires, avec des volets blancs ou bleus, assorties de rideaux ou non, en ogive ou situées dans un toit au 7 eme étage d’un grand immeuble parisien, les fenêtres parisiennes recèlent pas mal de mystères pour le simple passant, dont je fais partie.

Un passant ordinaire eut tôt fait de les oublier, mais l’écrivain que je suis se plait à les observer.

La décoration d’une fenêtre me révèle des détails sur l’occupant : un certain sens de l’esthétique et une main verte lorsque la végétation y est abondante.

J’aime lorsque la fenêtre est légèrement entrouverte et qu’elle me dévoile tour à tour, l’ombre d’une jeune femme, adossée a un bureau ou un homme dont le regard est perdu dans ses rêveries….j’imagine des Parisiens et des Parisiennes, contents de leur sort et jouissant d’une liberté infinie ou au contraire, prisonniers des lieux qu’ ils occupent et qui rêvent a une autre vie, en arpentant un spacieux appartement…

Quelquefois, mes yeux surprennent un couple d’amants qui s’embrassent goulument sans se savoir observés…

Ils se disent des gentillesses, se sourient, se regardent intensément, et tels des miroirs se reflètent dans une rencontre énigmatique de leurs âmes.

Fenêtres entrouvertes qui me dévoilent une dame de service passant l’aspirateur et nettoyant les vitres d’un geste rapide…tapisserie bleu pâle et meubles sombres qui seront astiquées d’ici cinq minutes…

Le soleil est mon complice, il m’illumine des recoins sombres d ou se dessine une petite tête blonde absorbé par un jeu et un chiot qui court dans tous les sens en mordillant un jouet…

Petite cuisine a rideau jaunes, qui caresse mes sens : on est en train d’y  préparer une jolie tarte aux pommes a la cannelle qui sera mangée par un petit écolier pour son quatre heures…

 

Mon imagination va encore divaguer, et m’emmener très loin…je ferai de ces ombres du matin ou du soir des personnages de roman. Peu à peu, ils prendront forme, leurs traits se préciseront, ils auront un nom et une histoire.

Chères fenêtres aux balcons en fer forgé ! Je n’ai pas fini de vous admirer. Vous etes une composante essentielle à mes flâneries et à mes créations.

 

Copyright© by Isabelle Esling

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7
avr 2014
Posté dans livre par isaparis75 à 7:22 | Pas de réponses »

edgarquinet

 

« Errer est humain; flâner est parisien » (Hugo, Les Misérables)

A Paris, on se sent libre, libre de parcourir la ville d’un bout à l’autre et de laisser notre intuition nous mener dans une ruelle ou un passage méconnu, ou le Paris inconnu se dévoile au promeneur enhardi.

Sur les hauteurs de la place Edgard Quinet, il souffle un vent d’aventure nouvelle et je marche, d’un pas lent et volontairement mesuré, au gré de mes envies. Ce sympathique boulevard Quinet, qui a su allier tradition et modernité, me fait voyager dans le temps d’amours anciennes, où bonheur et légèreté tendrement s’entremêlaient.

Edgard Quinet, quartier des artistes, dont les œuvres originales sont exposées au marché, j’y flâne, au gré de mes envies…je m’en échappe par la rue d’Odessa pour rejoindre Montparnasse.

De Montparnasse au boulevard Pasteur, mes yeux photographieront sans doute un immeuble a la structure asymétrique de la rue Vaugirard, à quelques pas de la pharmacie Necker. Comme d’habitude, j inventerai la vie des Parisiens qui l’occupent, à leur insu…

Puis je continuerai ma balade, le sourire aux lèvres, d’un air nonchalant, en passant par Duroc, puis en allongeant la promenade jusqu’ au boulevard de la Tour Maubourg, quartier sage, multicolore, aux jardins savamment  structurés…

Je m’approprie chaque quartier parisien, comme s’il était mien, mon cœur valse au son de l’accordéon en observant une scène de baiser volé sur le Pont des Arts.

Mon cœur est léger,  et il y a dans ma tête comme des airs d’harmonica : Paris est une fête-passant, laisse toi emporter dans cet exaltant tourbillon !

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29
mar 2014
Posté dans livre par isaparis75 à 6:26 | 2 réponses »

rue de neuilly

 

«  Ajoutez deux lettres à Paris, c’est le paradis ».

 Jules Renard m a enlevé les mots de la bouche, quelques siècles auparavant. Ces quelques mots résument à eux seuls, la grande passion que j’éprouve à l’égard de Paris. D’autres écrivains, comme Paul Éluard l’ont exprimée différemment, mais leurs mots sont tout aussi forts et emprunts d’amour pour une Capitale dont on ne saurait se lasser. J’aimerais moi aussi, vous guider aujourd’hui à travers ma plume d’écrivain

Pour Paris la Belle, la Splendide, la Resplendissante, j’ai envie de peaufiner mon style d’écriture et de ciseler chacun de mes mots, comme ces têtes en pierre taillées qui ornent les portes cochères des splendides demeures parisiennes.

Lorsque j’étais à Londres, les scènes de la vie quotidienne parisienne étaient quotidiennement présentes dans ma tête, y compris le tintamarre et les odeurs du métro, les cohues de gens qui se bousculent. Lorsque mon regard se portait sur l’un d’entre eux, les tableaux de Jean Beraud s’animaient et je remontais la roue du temps avec une agilité peu commune, tant je me projetais dans ce Paris que j’adore.

Mon retour à Paris se conjugue  avec un bonheur quotidien. Je reste persuadée que Paris est l’amie des artistes et des écrivains. Je n’ai qu’à lever les yeux quand je flâne au cœur de la ville et j’aperçois la beauté et la finesse architecturale de ces maisons datant du 19 eme siècle.  Le Baron Haussmann a su donner à la ville un cachet d’authenticité et d’harmonie que l’on ne trouve nulle part ailleurs.

Flâner dans les rues de Paris est pour moi un exercice quotidien, mon œil observe, mon esprit est en cavale, toujours dans l’expectative d’une rencontre exceptionnelle avec la ville.

La végétation printanière des boulevards imprime la ville de mille couleurs et lorsque les rayons du soleil, timidement se posent sur elles, son reflet incandescent illumine tour a tous les visages des passants. Les passants, je les observe, et lorsqu’ un détail singulier vient frapper mon regard, il m’inspire souvent un personnage de roman.

Lorsque je marche dans Paris, mes yeux sont presque toujours levés, car je suis fascinée par les balcons en fer forgé  savamment ornés de fleurs et de plantes, les toits : Lorsque j’aperçois une fenêtre entrouverte d ou je devine une silhouette, j’imagine la vie de ce locataire, j’aime à le mettre dans une situation cocasse ou dramatique, en laissant mon imagination divaguer au gré de ma fantaisie…il devient soit un quinquagénaire en quête d’un amour perdu ou un jeune homme égoïste d’une vingtaine d’années qui délaisse sa copine pour aller parier sur les courses a Longchamp…

Peu importe leur diversité et la composition de leur caractère, mes personnages sont façonnés par Paname et  leurs quartiers respectifs.

Il faudrait être aveugle et totalement insensible pour ne pas s ouvrir a la beaute de Paris, qui me subjugue. Quand je suis la, au petit matin, et que, timidement, notre Dame de Passy me salue et que la Tour Eiffel me fait un petit clin d œil au passage, quelques metres plus loin, je ne manque de rien. Paris à elle seule me suffit.

Decouvrez Sous le Ciel de Paris, un roman qui vous transportera au sein des rues de Paname.

 

Copyright© by Isabelle Esling

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7
fév 2014

 

rue de passy

 

Qui eut cru qu’un jour le 16 eme arrondissement m abriterait en ses céans, et pourtant me voilà aujourd hui résidente du quartier de Passy. Me voici proche de ma source d’inspiration Balzac et de sa résidence-me voici proche des immeubles et jardins majestueux.

À quelques pas de chez moi, la gigantesque Tour Eiffel et les jardins du Trocadéro font la révérence.

Depuis le métro Trocadéro, on accède rapidement à pied au splendide Arc de Triomphe

 

J’occupe un petit studio dans un immeuble résidentiel. D aucuns critiqueront sans doute l’exigüité de mes locaux, mais je préfère un petit studio au cœur de Paris, et surtout du beau Paris, qu’un appartement de taille moyenne en banlieue.

Cela a quelque chose de réconfortant d’être au cœur de Paris, d’assister au réveil de la Capitale lorsqu’ on se lève tôt, d humer les premières odeurs de café et de croissants, d’être à la fois acteur et spectateur de ce mouvement matinal, lorsque les métros sont quasi vides et que la plupart des sièges sont occupés par des gens qui dorment a moitié.

Mais surtout quel que soit l’endroit, la magie est là, à chaque instant. Du Paris populaire au Paris bourgeois, tout est là pour attiser ma flamme et animer ma passion à tout moment.

Copyright© by Isabelle Esling

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2
nov 2013
Posté dans livre par isaparis75 à 8:46 | Pas de réponses »

Parcelles d automne du 14eme palette-automne-300x224

L automne est une saison interessante a vivre a Paris.  Le 14 eme arrondissement offre en ce moment une palette de couleurs tres nuancee, et tel le peintre, je collecte dans ma memoire ces merveilleuses impressions d automne au coeur de la ville. Depuis le parc Montsouris, qui a lui seul sait si bien me seduire par ses harmonies et ses contrastes allant du vert emeraude, au rouge vermillon en passant par un jaune tres vif et des roses fuchsia, certaines rues, comme la rue Deparcieux, nous surprennent a leur bout par des feuillages d arbres dignes du Buisson Ardent.

La place Denfert Rochereau, quant a elle scintille de mille feux…L automne est si doux, et les couleurs gagnent en vigueur, jour apres jour. Il est difficile de s imaginer que bientot, l hiver frappera a notre porte, invitant la bise qui expulsera les merveilleux feuillages environnants et denudera les troncs d arbre sous peu.

Mais, le poete, l optimiste et l ecrivain savent profiter de l instant present et le retenir, en le faisant revivre une infinite de fois par leurs mots.

Et meme si le froid arrive, l incandescence de cette chaleur d automne continuera a rechauffer nos coeurs.

 

Copyright© by Isabelle Esling

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